← Siam Niramit Phuket, le grand spectacle culturel de Thaïlande Guide Siam Niramit

COMMENT C'EST CONSTRUIT

Siam Niramit Phuket : au cœur de sa scène aux dimensions record

Les coulisses de Siam Niramit — une scène aux dimensions record, une vraie rivière sur scène, des centaines de costumes et d’effets conçus pour un théâtre de 1 740 places.

Voir les dates de Siam Niramit sur GetYourGuide ↗

Une scène conçue pour être la plus haute de son genre.

Lorsque le théâtre de Phuket a ouvert ses portes en décembre 2011, sa scène a été reconnue, selon les propres documents du lieu, comme la plus haute du monde — culminant à près de 12 mètres du plancher au cintre. Cette hauteur n’a rien d’un artifice : un proscenium plus élevé laisse la place aux décors qui entrent et sortent entre les scènes, aux artistes aériens évoluant au-dessus de l’aire de jeu principale, et à une verticalité qu’une scène de théâtre conventionnelle ne peut tout simplement pas offrir. Mieux vaut considérer cette affirmation record comme un argument promotionnel du lieu plutôt que comme un chiffre vérifié de manière indépendante, mais l’ampleur pure saute aux yeux dès le premier lever de rideau.

Les chiffres derrière le spectacle

Selon la production elle-même, la scène s'étend sur près de 70 mètres, pour plus de 5 000 mètres carrés de plateau, conçue pour accueillir plus de 100 décors distincts répartis sur les trois actes du spectacle. Quatre ascenseurs de scène — des plateformes qui montent et descendent indépendamment les unes des autres — permettent à l'équipe de remplacer des environnements entiers, des cours de temple aux enfers en passant par une fête au bord d'un lac, en un temps équivalent à celui du changement d'éclairage. C'est cette machinerie invisible, plus qu'aucun moment visuel singulier, qui rend possible, chaque soir, le rythme effréné du spectacle pour un casting en direct.

L’eau, sans grand avertissement

L’effet signature, c’est l’eau : les documents de production décrivent une véritable rivière sur scène d’environ 300 mètres cubes, accompagnée d’effets de pluie et de tonnerre en intérieur, utilisés plus tôt dans le spectacle pour souligner les scènes côtières et celles d’Ayutthaya. L’avant-scène est inondée pour le final de Loy Krathong, transformant l’espace de représentation en lac pour la séquence des barques illuminées — une métamorphose que le public ne voit pas venir avant qu’elle ne se produise réellement, car le mécanisme reste dissimulé sous le plancher de la scène pendant tout le reste du spectacle, sans aucun signe visuel préalable.

Une opération de casting et de costumes à l'échelle industrielle

Aucune de ces machineries ne compte sans les artistes et les accessoires qui l'animent soir après soir. La production fait appel à une distribution d'environ 100 interprètes, mobilisant plus de 500 costumes répartis sur les trois actes, et près de 100 décors peints à la main qui défilent au fil des changements de scène. Les changements de costumes entre les actes s'enchaînent si rapidement que les artistes endossent souvent plusieurs rôles, traversant différentes époques historiques et figures mythologiques au cours d'une même soirée — un rythme de rotation qu'un service de costumes plus restreint ne pourrait tout simplement pas soutenir sur des représentations quotidiennes tout au long de l'année. Maintenir autant de costumes et de décors en état d'utilisation constitue, de fait, une opération logistique en coulisses à plein temps.

Ce que le vol et l’éclairage font réellement

Les artistes aériens apparaissent principalement à l’acte II, illustrant le passage entre les trois royaumes cosmologiques du spectacle — un raccourci visuel pour les voyages entre mondes qui, autrement, nécessiteraient des dialogues pour être compris d’un public ne partageant pas la même langue. La scénographie lumineuse accomplit un travail narratif similaire ailleurs dans le spectacle : les bains de lumière chauds, aux tons de feu, des séquences souterraines cèdent la place à des états plus froids et plus lumineux pour le paradis, et ce seul changement de couleur signale un changement de royaume avant même qu’un artiste ou un élément de décor ne se soit déplacé. C’est une technique empruntée au grand théâtre international, appliquée ici à une histoire spécifiquement thaïlandaise de cosmologie.

Pourquoi les caméras sont éteintes en plein spectacle

La photographie et la vidéo sont interdites dès le début de la représentation, une règle appliquée de manière uniforme dans toute la salle par le personnel durant le spectacle. Au-delà de la protection des détails de mise en scène contre leur diffusion en ligne avant que d'autres visiteurs ne découvrent le spectacle pour la première fois, il s'agit aussi d'une question de sécurité pratique — les flashs d'appareils photo et la lumière des téléphones constituent une véritable distraction pour les artistes aériens évoluant au-dessus d'une salle comble de 1 740 places, dans une lumière tamisée. Vous êtes libre de prendre photos et vidéos dans l'enceinte avant le début ; la restriction ne s'applique qu'à l'intérieur de la salle une fois le rideau levé, et le personnel parcourt les allées pour la faire respecter tout au long de la représentation.

Voir les dates de Siam Niramit sur GetYourGuide ↗
Voir les dates de Siam Niramit sur GetYourGuide